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Le Mot du Président

Il y a à peine 10 ans, au moment où la CCFC se constituait, le Cambodge devait compter sur l’aide internationale pour survivre. Le pays d’aujourd’hui s’en est largement départi et présente de nombreux atouts pour attirer les investissements étrangers. Sa résistance face à la crise en 2009 et la reprise qui s’amorce dès 2010 grâce à l’ouverture de nouvelles perspectives, notamment dans le secteur agro-industriel, le démontrent.

Pour renforcer cette tendance, le gouvernement opte clairement pour une normalisation de l’économie informelle dont les principaux défis sont l’amélioration de son corpus juridique, ainsi que le développement du niveau de ses ressources humaines qui demeure problématique.

Les défis du Cambodge, ses forces et ses faiblesses sont évidemment les principales préoccupations de la Chambre dans ce qu’ils impactent directement nos entreprises. C’est pourquoi, les actions menées par la Chambre doivent permettre non seulement de défendre les intérêts de ses membres mais par-là aider le gouvernement dans ses choix économiques et sociaux.

La création de groupes sectoriels en est une parfaite illustration. La CCFC se doit également de participer, dans la mesure de ses compétences, à l’ensemble des forums économiques et en particulier aux groupes sectoriels du « forum gouvernement-secteur privé », à côté des  autres chambres.

La CCFC s’enorgueillit d’être la plus importante chambre bilatérale avec 130 membres. Elle regroupe de fait, essentiellement des PME et est largement ouverte aux Cambodgiens. Nous nous devons donc de défendre l’intérêt de ces PME, dans leurs besoins de ressources humaines et d’accompagnement dans la normalisation de l’économie. La commission « formation et relations professionnelles », les groupes sectoriels sont nos outils, le nombre et la diversité des secteurs d’activité de nos membres sont notre force.

La CCFC doit aussi montrer que la France est, avec elle les autres pays francophones, un véritable  partenaire du royaume, soucieux de qualité et de compétence. Nous espérons terminer cette année 2010 sur ce message fort grâce à l’organisation d’une semaine française en novembre.

Je tiens enfin à remercier la chambre et son conseil d’administration de m’avoir fait confiance, ainsi qu’à notre bureau, pour diriger la destinée de la CCFC. Nous avons un programme chargé et savons pouvoir compter sur votre soutien et celui de l’Ambassade de France.

 

Antoine FONTAINE

Président